Le clash interne à l'Olympique de Marseille franchit un nouveau cap. Une dizaine de jours après les lourdes accusations de harcèlement moral formulées par Jean-Pierre Papin à son encontre, Ali Zarrak a brisé le silence ce jeudi dans les colonnes de L'Équipe, avec une réponse à la fois ferme sur le fond et très offensive sur le ton.
Pour rappel, l'ancien attaquant du club et conseiller de Pablo Longoria avait affirmé mi-octobre avoir subi, de la part de Zarrak, alors entraîneur de la réserve marseillaise, "un harcèlement moral pendant un an et demi", évoquant même une enquête interne confiée à un cabinet extérieur. Une première réaction, cryptique, était alors venue de l'intéressé sur les réseaux sociaux, sans jamais nommer Papin.
Cette fois, l'ancien adjoint de Mehdi Benatia, aujourd'hui recruteur pour l'OM en Île-de-France, ne s'est pas contenté d'une pirouette. "C'est totalement faux", a-t-il d'abord tranché au sujet du harcèlement allégué. "Les conclusions ont été rendues et disent simplement qu'il n'y avait aucun harcèlement de ma part", a-t-il précisé, réfutant ainsi frontalement la version de "JPP".
Zarrak est ensuite revenu sur plusieurs épisodes de tension avec Papin, notamment un jour d'octobre où ce dernier se serait présenté avec un maillot de Montpellier pour entraîner la réserve, en pleine affiche des professionnels contre le même adversaire — un geste perçu comme une provocation. Il a également évoqué un rendez-vous accordé à Papin en août 2024 pour assister à un match des Jeux olympiques, dispense qu'il affirme avoir accordée malgré "un certain sentiment de dégoût" en le voyant ensuite installé dans une loge du Vélodrome.
La charge la plus marquante concerne toutefois la carrière d'entraîneur du champion du monde 1998. "La carrière d'entraîneur de Jean-Pierre Papin, je suis désolé de le dire, c'est du très, très bas niveau", a lâché Zarrak, ajoutant que le club n'avait pas souhaité se séparer brutalement de lui "pour ne pas l'écorner", une allusion directe au statut de légende du Ballon d'Or 1991 au sein du club phocéen.
Une sortie qui relance durablement les tensions internes à l'OM, entre un ancien joueur emblématique passé par le banc de la réserve et un dirigeant resté en poste malgré la polémique, alors que le club traverse par ailleurs une période sportive plutôt positive avec trois victoires de suite.