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Gonçalo Ramos revient sur sa frustration et son départ du PSG

Gonçalo Ramos revient sur sa frustration et son départ du PSG

Devenu cet été la recrue la plus chère de l'histoire de l'AC Milan contre un chèque estimé à 74 millions d'euros, Gonçalo Ramos a enfin pu s'exprimer librement sur ses trois saisons compliquées au Paris Saint-Germain. Invité de l'émission portugaise "Soltinhos pelo Mundo" diffusée sur Canal 11, l'attaquant de 25 ans a levé le voile sur la frustration accumulée derrière les trophées.

Arrivé à l'été 2023 en provenance du Benfica Lisbonne sous la forme d'un prêt avec option d'achat à 65 millions d'euros, Gonçalo Ramos a tout gagné avec le PSG, y compris le doublé historique en Ligue des champions. Un total de 45 buts en 131 matchs qui masque pourtant un statut jamais vraiment stabilisé : "Au cours de ces trois dernières années au PSG, je crois que je n'ai jamais enchaîné quatre ou cinq matchs d'affilée en tant que titulaire", a-t-il confié. "Et c'est justement ce dont on parlait : il n'y a pas de continuité. Parfois, c'était frustrant et ça m'énervait."

Relégué dans la hiérarchie derrière Ousmane Dembélé, repositionné dans l'axe par Luis Enrique, le Portugais raconte même avoir marqué sur plusieurs rencontres consécutives sans jamais être titularisé entre-temps : "Il m'est même arrivé de marquer pendant quatre ou cinq matchs de suite sans être titulaire une seule fois. Et pour moi, ça n'avait aucun sens. J'en parlais avec ma famille."

Le joueur révèle également qu'il aurait voulu quitter la capitale dès le mercato hivernal, bien avant son départ officiel l'été dernier : "Je voulais quitter le PSG, mais en janvier, c'est toujours plus compliqué. Ce n'était pas la meilleure option, même si je souhaitais partir." Face à ce désir précoce, la direction parisienne avait d'abord fermé la porte, avant que Luís Campos ne lui assure un départ possible à l'été suivant.

Malgré cette frustration sportive, Gonçalo Ramos insiste n'avoir jamais laissé transparaître publiquement son mécontentement, par souci de professionnalisme : "Je savais que si je faisais la tête, ça me porterait préjudice. Si je faisais preuve de dignité en continuant à travailler, personne ne remettrait jamais en cause mon professionnalisme." Une philosophie qu'il résume en une phrase : "J'avais bien sûr de l'amertume. Mais c'était à moi de transformer ces aigreurs en quelque chose de positif."

Depuis son arrivée à Milan sous les ordres de son compatriote Ruben Amorim, l'ancien Parisien dit avoir retrouvé des couleurs : "Ma vie est heureuse, dans une ambiance détendue. Je joue davantage, dans un club qui m'offre plus d'espace pour m'exprimer." Une renaissance qui profite aussi à la sélection portugaise, où son temps de jeu retrouvé constitue, selon ses propres mots, "une vitrine différente" et "une fierté".

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