Un long chemin commence désormais pour Khvicha Kvaratskhelia. Le Paris Saint-Germain a confirmé ce mardi, dans un communiqué officiel, que son attaquant géorgien "a été opéré avec succès d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, à l'hôpital ASPETAR de Doha", au Qatar. Sa rééducation va pouvoir débuter dans la foulée.
La blessure remonte au 20 octobre, lors du choc de Ligue des champions entre le PSG et le Barça (4-2). Sorti dès la 59e minute, le capitaine de la sélection géorgienne avait vu son genou droit se tordre lors d'une action, avant de rester au sol, visiblement en grande souffrance, puis d'être évacué sur le bord du terrain sans pouvoir poser sa jambe au sol. Ce match aura été particulièrement coûteux pour le club de la capitale, puisque Marquinhos (cuisse droite) et Ousmane Dembélé (cuisse gauche) en étaient eux aussi sortis sur blessure, pour des absences toutefois nettement plus courtes que celle de leur coéquipier.
Une rupture des ligaments croisés provoque généralement une indisponibilité de 6 à 10 mois, ce qui prive le PSG de l'un de ses éléments offensifs les plus importants jusqu'à une bonne partie, voire la totalité, de la seconde moitié de saison. Interrogé en conférence de presse sur un éventuel renfort hivernal pour compenser cette absence, Luis Enrique a été clair : il ne compte "pas spécialement" recruter un nouvel attaquant cet hiver, signe de la confiance qu'il accorde au reste de son effectif pour pallier ce coup dur.
Détail marquant de cette séquence : c'est depuis son lit d'hôpital que Khvicha Kvaratskhelia a découvert, la veille au soir, son classement au Ballon d'or 2026. Le Géorgien de 25 ans, arrivé au PSG en janvier 2025, a fait son entrée dans le top 10 de la récompense individuelle la plus prestigieuse du football mondial, terminant 6e, coincé entre Lionel Messi et Ousmane Dembélé, lauréat de l'édition précédente — une reconnaissance amère-douce dans un timing particulièrement cruel.
Sous contrat avec le Paris Saint-Germain jusqu'en juin 2029, l'ailier géorgien devra désormais s'armer de patience. Le club parisien, engagé sur plusieurs fronts (Ligue 1, Ligue des champions), devra composer sans l'une de ses principales armes offensives pour une bonne partie de la saison, dans un calendrier qui ne laissera que peu de répit à Luis Enrique et son groupe.