José Mourinho n'a pas éludé le sujet. Présent en conférence de presse ce samedi 31 octobre à la veille du déplacement du Real Madrid sur la pelouse du Racing Santander (dimanche, 16h15, 11e journée de Liga), l'entraîneur portugais a été interrogé sur le classement du Ballon d'Or 2026, dévoilé quelques jours plus tôt, et dans lequel deux de ses joueurs figurent en bonne place sans toutefois décrocher le trophée.
Le vainqueur, Harry Kane, est un ancien protégé de Mourinho du temps de leur passage commun à Tottenham. Le technicien n'a pas caché son admiration pour l'attaquant anglais, aujourd'hui au Bayern Munich, malgré la déception de ne voir aucun de ses propres joueurs sacré : "J'ai eu le privilège de travailler avec Harry. C'est un grand homme, à tous les niveaux. Malgré la frustration qu'aucun de mes joueurs n'ait gagné, je suis heureux pour Kane. Il le mérite."
Sur Kylian Mbappé, auteur d'une nouvelle saison pleine sous les couleurs madrilènes et finalement classé 2e à 28 points de Kane, Mourinho s'est montré tout aussi élogieux mais plus bref, résumant son admiration en trois mots : "Kylian est unique."
C'est en revanche la 11e place de Jude Bellingham qui a le plus marqué le coach du Real. Le milieu anglais, crédité de seulement 107 points et absent du top 10 des 60 jurés ayant voté, a valu à Mourinho une réaction nettement plus vive : "Ce qui me laisse bouche bée dans les votes, c'est de voir Bellingham à la onzième place. Pas de commentaire", a-t-il lâché, refusant d'en dire davantage sur un classement qu'il juge visiblement injuste pour son milieu de terrain.
Cette sortie intervient alors que le Real Madrid aborde un calendrier chargé avant la trêve internationale, avec un déplacement à Santander ce dimanche puis l'enchaînement des échéances de championnat et de Ligue des Champions. Mbappé, de son côté, continue d'alimenter l'actualité au-delà du seul terrain, entre sa place de dauphin au Ballon d'Or et la polémique commerciale qui l'oppose actuellement à une partie du public chinois — un contexte dans lequel Mourinho avait, la veille, salué publiquement "la classe" de son attaquant.