Une semaine après le sacre d'Harry Kane, le Ballon d'Or 2026 continue de faire parler — et cette fois, c'est l'intégrité même du processus de vote qui est mise en cause. Mustapha Badri, directeur général du média Al Mountakhab et électeur officiel du Maroc pour cette édition, a livré une interview explosive au site Africafoot, publiée ce dimanche.
Badri y révèle avoir classé Achraf Hakimi en tête de son vote, devant Kylian Mbappé et Lamine Yamal. Un choix qu'il assume pleinement, tout en reconnaissant une part de subjectivité : « Je ne vais pas le cacher : ma fibre marocaine a naturellement joué un rôle dans mon choix. Mais ce vote reposait avant tout sur des statistiques, des performances et une influence sur le terrain », a-t-il expliqué, défendant la saison XXL du latéral du PSG, auteur d'une 13e place au Ballon d'Or et sacré entre-temps meilleur joueur africain de l'année.
Le plus troublant reste ailleurs. Le journaliste marocain affirme avoir été approché dans les heures précédant la publication officielle des votes : « Certaines personnes m'ont contacté pour tenter de m'influencer et me convaincre de voter contre Achraf Hakimi, en faveur d'un autre joueur. » Badri assure avoir tenu bon et maintenu son classement initial, mais s'est refusé à révéler l'identité du candidat concurrent ou de ceux qui l'ont sollicité.
Cette sortie intervient dans un climat déjà tendu autour du palmarès 2026. France Football, organisateur du Ballon d'Or, a récemment annoncé porter plainte après la détection de mouvements suspects sur la plateforme de paris en ligne Polymarket, où des sommes importantes avaient été misées sur le nom du vainqueur avant même l'annonce officielle. Plusieurs votes individuels de journalistes, rendus publics samedi, font par ailleurs débat pour leurs choix jugés surprenants.
Les déclarations de Mustapha Badri ajoutent donc une nouvelle couche à une controverse qui dépasse désormais le simple débat sportif entre Kane, Mbappé et les autres prétendants. Reste à savoir si d'autres votants électeurs sortiront du silence pour corroborer — ou contredire — ce témoignage, et si France Football réagira officiellement à ces accusations de pressions.