À la veille d'un déplacement périlleux à Paris (lundi, 20h30), Paulo Fonseca a profité de sa conférence de presse dominicale pour évoquer l'épineuse question du recrutement hivernal de l'Olympique Lyonnais. Un sujet devenu brûlant depuis que l'infirmerie lyonnaise s'est brusquement remplie en attaque.
Interrogé avec malice sur un possible retour d'Endrick, prêté par le Real Madrid la saison passée avant de repartir, l'entraîneur portugais a d'abord accueilli la question par un grand sourire. "Endrick ?", a-t-il lâché, amusé, avant de redevenir sérieux pour aborder le vrai sujet qui préoccupe son club : le manque criant de solutions offensives.
Car après la fissure du péroné qui a mis Loïs Openda hors circuit jusqu'à la trêve internationale de mi-novembre au minimum, c'est Pavel Sulc qui a rejoint l'infirmerie cette semaine à l'entraînement, victime d'une lésion du ménisque au genou droit nécessitant une opération et environ quatre mois d'absence. Deux coups durs qui laissent Fonseca avec un effectif d'attaquants de pointe famélique.
"Recruter un 9 ? Peut-être. On a parlé avec Matthieu Louis-Jean [directeur sportif]. On va voir comment va évoluer la situation d'Openda et Sulc. Peut-être qu'il y aura l'option de recruter un attaquant. Comme vrai attaquant, on a seulement Rémi [Himbert] et Alejandro [Gomes Rodriguez]. Khalis [Merah] n'est pas un attaquant, il peut jouer à ce poste selon les caractéristiques de l'adversaire et du match. Coco [Tolisso] et Noah [Nartey] peuvent dépanner à ce poste. Ce sont des solutions", a détaillé le technicien lyonnais.
Les deux "vrais" attaquants cités, Rémi Himbert et Alejandro Gomes Rodriguez, n'ont que 18 ans et une expérience professionnelle quasi nulle : le premier a certes été relancé jeudi dernier en Ligue Europa lors de la défaite 3-0 à Hoffenheim, mais le second n'a encore jamais été intégré au groupe professionnel depuis le début de la saison. De quoi expliquer la prudence de Fonseca, qui doit jongler entre Ligue 1 et Ligue Europa avec un calendrier chargé jusqu'à la trêve.
Sans fermer la porte à un renfort dès janvier, l'entraîneur lyonnais laisse donc planer le doute sur l'ampleur du mercato hivernal à venir à Décines, en fonction de l'évolution médicale de ses deux attaquants blessés.